
Le feuilleton juridique de la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc connaîtra une nouvelle étape décisive. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) examinera, jeudi 8 octobre 2026 à Lausanne, en Suisse, l’appel introduit par la Fédération sénégalaise de football (FSF) contre la CAF et la Fédération royale marocaine de football (FRMF).
L’audience se tiendra à partir de 9h30 à huis clos, les différentes parties n’ayant pas demandé qu’elle soit publique. À l’issue des débats, la formation arbitrale du TAS entamera ses délibérations. L’instance précise toutefois qu’aucune décision ne sera rendue le jour même et qu’elle n’est pas encore en mesure d’annoncer la date du prononcé de sa sentence.
Le recours de la FSF fait suite à la décision prise le 17 mars 2026 par le Jury d’appel de la CAF. Celui-ci avait déclaré le Sénégal forfait pour la finale et homologué le résultat sur le score de 3-0 en faveur du Maroc, en application notamment de l’article 84 du règlement de la CAN.
Cette décision faisait suite à l’épisode controversé de la finale disputée à Rabat. Alors que le Sénégal menait finalement 1-0 après prolongation sur un but de Pape Gueye, la CAF a ensuite modifié l’issue officielle de la rencontre après avoir retenu le comportement de l’équipe sénégalaise lors de la fin du temps réglementaire.
Saisie par la FSF, la juridiction arbitrale internationale a enregistré l’appel du Sénégal le 25 mars 2026. La Fédération sénégalaise demande l’annulation de la décision de la CAF et souhaite que le Sénégal soit reconnu comme vainqueur de la CAN 2025.
Une décision très attendue
L’audience du 8 octobre constitue donc une nouvelle étape dans ce dossier qui oppose désormais la FSF à la CAF et à la FRMF devant la juridiction sportive internationale.
Le TAS a par ailleurs appelé à la prudence face aux informations qui circulent sur cette affaire. L’instance rappelle que seuls ses communiqués officiels font foi.
Ainsi, le 8 octobre, les représentants du Sénégal et du Maroc seront présents en personne, tandis que la CAF sera représentée par ses avocats. Les différentes parties présenteront donc leurs arguments devant le TAS à Lausanne. La sentence, elle, interviendra ultérieurement.



































