La hausse constatée, ces dernières semaines, sur les prix de l’électricité, du carburant, du ciment, du fer … trouve des explications plausibles. Du moins, si l’on en croit l’économiste Idrissa Ba. Selon lui, elle émane (cette hausse) des mesures prises sans réflexion profonde sur les plans économique et social. En sus, c’est le fait que le Président de la République Macky Sall obéit au doigt et à l’’œil les directives des institutions de Bretton Woods (Banque Mondiale et le Fonds Monétaire international) «C’est un phénomène constaté, une réalité qui est en passe d’être vécue par les citoyens sénégalais ce, depuis un certain temps. Les prix de certaines denrées de première nécessité comme l’électricité, le carburant, le ciment et le fer ont pris l’ascenseur. Ce sont des mesures prises sans réflexion profonde sur les plans économique et social. Ces augmentations ne sont pas en adéquation avec les revenus, mieux, avec le pouvoir d’achat des 80% des sénégalais .Hors sur le plan de la gestion et du ménagement de la SENELEC, par exemple, on aurait dû adopter un système d’amortissement des coûts de production (le coût marginal social /coût marginal privé). Ce qui est sûr, c’est que le Président Macky agit sous la dictée des institutions de Bretton Woods. Aujourd’hui, il urge d’apaiser le climat en renonçant à ces hausses des prix et de se rappeler que ce sont ces mêmes effets qui ont chassé Me Abdoulaye Wade du pouvoir. Ce qui se passe en passe, actuellement, en France semble être un scénario identique avec les grèves des retraités, des travailleurs de SNCF et, dernièrement, des gilets jaunes. Ces mouvements peuvent survenir ici, dans nos murs , si l’on continue d’obéir aux injonctions de la BM et du FMI. Ce n’est pas à cacher ; c’est ça la vérité », s’est expliqué le doyen Ba.