Le Parlement de la CEDEAO tient à Accra, au Ghana, son deuxième Séminaire parlementaire et sa deuxième Session extraordinaire de l’année 2026. Les travaux, prévus du 21 au 28 septembre, réunissent les parlementaires communautaires autour de plusieurs enjeux majeurs pour l’avenir de l’espace ouest-africain.
La cérémonie officielle d’ouverture s’est tenue mardi 22 septembre, en présence de plusieurs responsables ghanéens et communautaires. Elle a été marquée par l’allocution de la présidente du Parlement de la CEDEAO, Hadja Mémounatou Ibrahima, ainsi que par le discours principal de la vice-présidente de la République du Ghana, Jane Naana Opoku-Agyemang, représentant le président John Dramani Mahama.
Le séminaire parlementaire, prévu du 21 au 23 septembre 2026, est consacré au « changement climatique comme facteur de dégradation environnementale, de déplacement des populations et d’insécurité croissante dans l’espace CEDEAO ». Un choix qui traduit la volonté des parlementaires d’examiner les conséquences du dérèglement climatique au-delà de la seule question environnementale.
Dans son discours d’ouverture, la présidente du Parlement de la CEDEAO, Hadja Mémounatou Ibrahima, a souligné que les effets du dérèglement climatique dépassent désormais la seule dimension environnementale. Selon elle, ils fragilisent les moyens de subsistance, accentuent la pression sur les ressources, favorisent les déplacements de populations et peuvent exacerber les tensions au sein des communautés. Le changement climatique constitue ainsi également un enjeu de développement, de paix et de sécurité régionale.
La présidente du Parlement communautaire a insisté sur la nécessité de traduire les engagements climatiques des États en législations effectives, politiques publiques financées et résultats concrets pour les populations. Elle a également rappelé le rôle du Parlement dans le contrôle des politiques publiques et des budgets consacrés à la résilience climatique.
Les récentes inondations sur la façade côtière ouest-africaine ont été citées comme une illustration du caractère à la fois humanitaire, climatique, sécuritaire, urbain et régional de ces défis. Le séminaire doit notamment permettre de dégager des recommandations portant sur l’adaptation climatique, la prévention des conflits et la protection des populations vulnérables.
La deuxième Session extraordinaire sera, pour sa part, principalement consacrée à l’examen et à l’adoption du projet de budget du Parlement de la CEDEAO pour l’exercice 2027, ainsi qu’à l’examen du programme annuel d’activités. Dans un contexte de pression macroéconomique et de discipline budgétaire, les parlementaires devront veiller à ce que les ressources soient orientées vers des priorités clairement définies et des programmes ayant un impact sur l’intégration régionale et les populations.



































