L’Université Alioune Diop de Bambey a procédé à la graduation des promotions 17 en santé communautaire et 7 en développement durable. Une cohorte de 187 diplômés formés pour répondre aux enjeux sanitaires, sociaux et environnementaux, dans un contexte marqué par les défis de l’employabilité des jeunes.
Une graduation symbolique et stratégique
Le département de santé communautaire de l’Université Alioune Diop de Bambey a célébré la sortie de ses nouvelles promotions, marquant ainsi la fin d’un cycle académique exigeant pour les étudiants en santé communautaire et en développement durable.
Au total, 187 diplômés ont été enregistrés cette année. Ils sont désormais appelés à intégrer le marché de l’emploi et à mettre en pratique les compétences acquises durant leur formation.
Une formation axée sur les réalités des communautés
Pour Pr. Boubacar Guéye, chef du département et parrain de la promotion, cette cérémonie dépasse le simple cadre académique. Elle consacre plusieurs années d’efforts et de sacrifices consentis par les étudiants, leurs familles et le corps enseignant.
Il souligne que la santé communautaire repose sur une approche participative, visant à impliquer directement les populations dans la gestion de leur santé. Une orientation qui permet d’adapter les interventions aux réalités locales et d’améliorer l’efficacité des politiques publiques.
Le responsable insiste également sur la spécificité de cette formation, encore peu développée dans l’espace francophone africain, ce qui confère aux diplômés un profil stratégique sur le marché du travail.
Santé et développement durable : une approche intégrée
Dans la même dynamique, Dr Coura Kane, marraine des promotions, a mis en avant le lien étroit entre santé et développement durable. Selon elle, les conditions environnementales influencent directement la santé des populations.
Elle invite ainsi les diplômés à intégrer les principes de durabilité dans leurs pratiques professionnelles, notamment en lien avec les Objectifs de développement durable (ODD), afin de contribuer à un développement harmonieux des communautés.
Des étudiants formés au contact du terrain
La formation dispensée par le département repose sur un équilibre entre enseignements théoriques et expériences pratiques. À travers des sorties pédagogiques, les étudiants ont été confrontés aux réalités des villages et des communautés.
Pour Dr Fatou Ndiaye, socio-anthropologue et enseignante-chercheure, cette immersion constitue un atout majeur. Elle salue la résilience des étudiants, capables de s’adapter à un environnement parfois contraignant, marqué par des défis structurels.
Malgré les difficultés liées aux moyens, elle met en avant l’engagement du corps enseignant à garantir une formation de qualité.
Entre satisfaction et attentes face à l’emploi
Du côté des étudiants, la cérémonie marque l’aboutissement d’un parcours exigeant.
Khady Diop, major de la promotion en santé communautaire, évoque un chemin fait de persévérance, de sacrifices et de détermination.
Elle appelle aujourd’hui à la mise en place de conditions favorables à l’insertion professionnelle des jeunes diplômés, notamment dans les structures sanitaires.
Même attente chez Marie Madeleine Awa Faye, major en développement durable. Elle estime que les compétences acquises doivent être valorisées à travers une meilleure intégration dans les secteurs public et privé.
Une nouvelle génération face aux défis du développement
Cette graduation met en lumière l’importance de former des ressources humaines capables de répondre aux enjeux actuels, notamment en matière de santé publique et de durabilité.
Dans un contexte de mutations sociales, environnementales et économiques, les nouveaux diplômés sont appelés à jouer un rôle clé dans le développement du Sénégal, en s’appuyant sur des valeurs de résilience, d’adaptation et d’engagement.


































