Accueil A la une Algérie: huit jours de deuil national après la mort de l’opposant Hocine...

Algérie: huit jours de deuil national après la mort de l’opposant Hocine Aït-Ahmed

8
blank

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a rendu hommage jeudi à Hocine Aït-Ahmed, la figure de l’opposition décédée mercredi, saluant « un homme courageux dans ses positions », et décrété un deuil national de huit jours.
« L?Algérie a perdu en la personne de Hocine Aït-Ahmed un de ses grands hommes qui a accompli avec abnégation et dévouement son devoir de militant et de moujahid », a écrit dans un message de condoléances le président Bouteflika, lui même vétéran de la guerre d’indépendance.
« Je ne saurais me consoler de la disparition de cet homme fidèle à sa patrie, soucieux de l’unité de sa nation, courageux dans ses positions, attaché à ses principes, affable, constructif dans ses critiques, digne dans son opposition à l’égard de certains responsables dont il contestait le mode de gouvernance et la méthode de gestion », a poursuivi le chef de l’Etat dont Aït-Ahmed fut un adversaire à l’élection présidentielle de 1999.
M. Bouteflika a encore salué « un homme qui se refusait à la surenchère et aux compromissions lorsqu’il s’agissait de questions cruciales » relatives à la patrie.
A la suite de son décès, le président algérien « a décrété un deuil national de huit jours sur l’ensemble du territoire national, à compter de vendredi 25 décembre », selon un communiqué diffusé par l’agence APS.
Hocine Aït-Ahmed est décédé mercredi à Lausanne, en Suisse, à l’âge de 89 ans, « à la suite d’une longue maladie » selon son parti du Front des forces socialistes (FFS).
Ses obsèques auront lieu dans son village natal d’Aït Yahia, en Kabylie, selon la présidence.
« La date du rapatriement et le déroulement des funérailles seront communiqués dès que possible », a indiqué le FFS dans un communiqué.
Dans ce village est notamment enterré son grand-père, d’origine maraboutique, dont le mausolée est devenu un lieu de pèlerinage qui attire de nombreux visiteurs les vendredis, jour de grande prière hebdomadaire chez les musulmans.
Aït-Ahmed, né en 1926, était le dernier survivant des neuf « fils de la Toussaint », les chefs qui ont déclenché la guerre d’Algérie contre la puissance coloniale française le 1er novembre 1954.
Dès l’indépendance du pays en 1962, il avait rompu avec ses frères d’armes, devenant un opposant intransigeant au régime qui avait pris le pouvoir.